Accueil / En bref / Catherine Le Magueresse, juriste : « Si l’on veut mieux définir le viol, il faut changer de paradigme et se défaire de la présomption de consentement »

Catherine Le Magueresse, juriste : « Si l’on veut mieux définir le viol, il faut changer de paradigme et se défaire de la présomption de consentement »

Dans un entre­tien au « Monde », l’ex-présidente de l’Association euro­péenne contre les vio­lences faites aux femmes au tra­vail estime que le pro­cès des viols de Mazan démontre une fois de plus que la défi­ni­tion juri­dique du viol doit être révi­sée.

Pro­pos recueillis par Manon Duboc Publié le 10 octobre 2024

Cathe­rine Le Mague­resse est juriste et cher­cheuse asso­ciée à l’Institut des sciences juri­diques et phi­lo­so­phiques de la Sor­bonne. Ancienne pré­si­dente de l’Association euro­péenne contre les vio­lences faites aux femmes au tra­vail, elle a notam­ment écrit Les Pièges du consen­te­ment (iXe, 2021).

La défi­ni­tion actuelle du viol dans le droit fran­çais – hors des cas de viol sur mineur – remonte à la loi de 1980, votée à la suite du « pro­cès d’Aix », dans lequel trois hommes ont été mis en cause pour viol col­lec­tif sur deux femmes belges et fina­le­ment…

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