Accueil / En bref / Consentement sexuel politique, citoyenneté des femmes : la France à un tournant

Consentement sexuel politique, citoyenneté des femmes : la France à un tournant

Par Élo­die Tuaillon Hibon, avo­cate au Bar­reau de Paris.

« Ni l’existence d’un consen­te­ment civil – tel que celui don­né au mariage, ou à la conclu­sion d’un PACS, ou encore par la rédac­tion d’un contrat préa­lable par les­quelles les par­ties convien­draient de rela­tions et les décri­raient –, par exemple le “consen­te­ment” à un acte de pros­ti­tu­tion en échange d’une somme d’argent – ne peuvent per­mettre de pré­su­mer l’existence d’un consen­te­ment. »

Alors que les États-Unis achèvent de se trans­for­mer sous nos yeux en véri­table « État de Gilead »1 où les droits des femmes sont réduits à peau de cha­grin et où chaque homme né homme reçoit plus ou moins un per­mis de vio­ler (dans sa « caté­go­rie », bien-sûr), où l’on n’est plus tel­le­ment loin des gros­sesses for­cées décrites dans « la Ser­vante écar­late », où l’une des carac­té­ris­tiques les plus fla­grantes du régime qui s’érige est la reven­di­ca­tion de la mas­cu­li­ni­té comme phi­lo­so­phie d’État, avec tout ce que cela char­rie de droit du plus fort, renou­veau colo­nial, écra­se­ment des plus vul­né­rables, des­truc­tion de l’environnement, inéga­li­tés de droit…, il se passe en France une bataille légis­la­tive  (mais en réa­li­té phi­lo­so­phique) peut-être déci­sive, et dont les condi­tions devraient inter­pe­ler.

C’est la bataille pour l’inscription du prin­cipe du consen­te­ment libre et volon­taire, spé­ci­fique et rétrac­table, compte tenu des cir­cons­tances, à tout acte sexuel dans le texte répri­mant les agres­sions sexuelles dont le viol, en d’autres termes, la bataille pour faire entrer dans notre droit la reven­di­ca­tion mais aus­si en fili­grane, le prin­cipe, de la pro­tec­tion de la liber­té sexuelle des femmes (essen­tiel­le­ment). 

Cette bataille est majeure. Elle secoue tout le mou­ve­ment fémi­niste et met à jour ses contra­dic­tions internes et ses impen­sés. Elle oppose celles qui res­tent enfer­mées dans une apo­rie idéa­liste qui n’offre aucun ave­nir poli­tique au com­bat pour l’égalité (« aucun acte hété­ro­sexuel ne peut être libre tant que les femmes ne sont pas égales aux hommes » – mais com­ment fait-on pour que les femmes deviennent libres et égales dans une socié­té hété­ro­pa­triar­cale ? on ne le sau­ra pas), à celles qui, tout aus­si conscientes de cette réa­li­té indu­bi­table, cherchent cepen­dant des leviers poli­tiques ambi­tieux pour conti­nuer à mener cette lutte des femmes pour leur éga­li­té. 

Bataille majeure pour les droits des vic­times de vio­lences sexuelles éga­le­ment. Essen­tiel­le­ment des femmes (et des enfants mineurs de 15 ans, mais leur sort est réglé autre­ment par notre droit posi­tif). Nous par­lons donc bien ici des droits des femmes ayant 15 ans et plus. Qui­conque s’est déjà inté­res­sé au sujet du droit des vio­lences sexuelles en France ne peut igno­rer sans se men­tir qu’actuellement la ques­tion du consen­te­ment de la vic­time est déjà au cœur des débats juri­diques. Elle l’a tou­jours été.

Contrai­re­ment à ce que cer­taines écrivent par­fois, c’était déjà au cœur de la plai­doi­rie des avo­cates du pro­cès d’Aix en 1978. Il s’agissait alors à l’époque de démon­trer que céder à la vio­lence n’était pas consen­tir à un acte sexuel. Com­ment dire autre­ment qu’un consen­te­ment sexuel fémi­nin était pos­sible mais qu’il conve­nait jus­te­ment d’en dis­tin­guer les nom­breuses facettes que peut prendre un viol ? Ce qui a abou­ti à la loi de décembre 1980, acte poli­tique majeur, pour com­men­cer à ins­crire, d’abord, que les actes coer­ci­tifs n’avaient pas leur place dans le consen­te­ment.

Mais cela ne suf­fi­sait pas, car l’analyse de ce qu’une situa­tion com­prend de coer­ci­tion réelle se heur­tait à des non-dits et à des obs­tacles juri­diques. Notam­ment la ques­tion de « l’intentionnalité » de l’acte (le sujet est tech­nique je ne l’aborderai pas ici), mais plus sim­ple­ment, le fait de savoir com­ment les magis­trats défi­nis­saient la contrainte, la vio­lence, la menace ou la sur­prise.  Car tant que le consen­te­ment libre, volon­taire et spé­ci­fique, exa­mi­né en fonc­tion des cir­cons­tances, n’est pas écrit en droit, cela ne reste qu’une ques­tion de faits, rele­vant de « l’appréciation sou­ve­raine » des cours char­gées de tran­cher les litiges.

Ain­si, pour telle cour cri­mi­nelle à l’Ouest, céder aux avances insis­tantes et pres­santes et répé­tées de son conjoint pour avoir la paix, main­te­nir une forme de paix sociale dans son couple (parce que l’on n’est pas en posi­tion tout sim­ple­ment de dire « merde » et de par­tir, par exemple), sera un viol conju­gal, alors que pour telle autre au Sud, non. Et il n’y a jusqu’à pré­sent aucune pos­si­bi­li­té juri­dique d’unifier cette juris­pru­dence (ce qui est en soi un pro­blème). La modi­fi­ca­tion du texte a aus­si cette visée.

D’autres argu­ments ont com­men­cé à faire sur­face pour s’opposer à cette modi­fi­ca­tion :

  • Chan­ger le texte revien­drait sur les avan­cées obte­nues pour les mineur-es de 15 ans en 2021 nous dit-on. C’est, non pas une erreur, mais un men­songe, puisque pré­ci­sé­ment, la pro­po­si­tion de loi garde bien ins­crite cette avan­cée dans le texte de l’article 222–23‑1 du code pénal2.
  • Chan­ger le texte ne per­met­tra plus aux per­sonnes vic­times de pros­ti­tu­tion ou de por­no­gra­phie de faire valoir leurs droits : « la preuve, les Belges ont d’abord modi­fié leur code pénal et ensuite recon­nu le contrat de tra­vailleur du sexe » !

Cet argu­ment est plus com­plexe, mais il est tout aus­si inexact.

Pour y répondre il faut rap­pe­ler plu­sieurs élé­ments préa­lables.

En France, la pros­ti­tu­tion n’est pas inter­dite. L’abolitionnisme fran­çais a heu­reu­se­ment fina­le­ment fait le choix de ne plus stig­ma­ti­ser ni répri­mer les per­sonnes qui se pros­ti­tuent (alors que N. Sar­ko­zy avait réta­bli le délit de raco­lage). Tou­te­fois, la pros­ti­tu­tion « consen­tie » ne donne droit à aucun sta­tut régle­men­taire de « tra­vailleur-se » au sens du tra­vail sala­rié ou indé­pen­dant type « auto-entre­pre­neur » (cepen­dant, la plu­part des per­sonnes qui exercent cette acti­vi­té ont un régime légal d’auto-entrepreneur pour des acti­vi­tés de « bien-être »). De même, par­ti­ci­per à un film por­no­gra­phique comme acteur-ice peut être consi­dé­ré comme un tra­vail au sens du code du tra­vail. Ce qui est inter­dit en France, c’est le recours à un acte pros­ti­tu­tion­nel (contra­ven­tion du client) et le proxé­né­tisme. Qu’on le regrette ou non, aucune déci­sion d’aucune juri­dic­tion en France ne pose le prin­cipe que la pros­ti­tu­tion serait en soi du viol tari­fé (c’est-à-dire quel que soit le consen­te­ment des per­sonnes) ‑et à mon avis aucune déci­sion ne pour­ra le faire en droit avant long­temps.

Qu’on le regrette ou non, aucune déci­sion d’aucune juri­dic­tion en France ne pose le prin­cipe que la par­ti­ci­pa­tion à de la por­no­gra­phie serait en soi du viol tari­fé (c’est-à-dire, quel que soit le consen­te­ment des per­sonnes).

De même, aucune déci­sion d’aucune juri­dic­tion en France ne pose le prin­cipe que la par­ti­ci­pa­tion à des actes BDSM serait en soi du viol (pareille­ment, quel que soit le consen­te­ment des per­sonnes).

Quoi que l’on pense de ces pra­tiques, quoi que l’on pense de ce que devrait être la loi au regard de ces pra­tiques, cela, c’est l’état actuel du droit posi­tif en France et depuis long­temps. Il y a un libé­ra­lisme presque total sur ces sujets que l’on estime (à tort ou à rai­son) rele­ver de la liber­té sexuelle, et seuls sont punis les actes de vio­lences sexuelles dont on arrive à démon­trer qu’ils sont sor­tis du champ du consen­te­ment de la vic­time. En d’autres termes, une per­sonne qui se livre à ce qu’elle appelle du « tra­vail du sexe » peut évi­dem­ment être recon­nue comme vic­time de viol mais uni­que­ment si elle démontre que les actes impo­sés ont dépas­sé ce à quoi elle avait consen­ti, une per­sonne sur un tour­nage de film por­no­gra­phique doit pareille­ment démon­trer que ce qu’elle a subi allait au-delà de ce à quoi elle avait consen­ti par contrat (quoi que l’on en pense) ; tel est l’état du droit posi­tif actuel : et il y a bien plus d’ordonnances de non-lieu que d’actes de pour­suite dans ces situa­tions. Ne pas voir que l’introduction for­melle de la ques­tion du consen­te­ment tel que spé­ci­fié dans la pro­po­si­tion (libre, volon­taire, éclai­ré, tenant des cir­cons­tances, pre­nant en compte la vul­né­ra­bi­li­té…) per­met­tra peut-être au contraire de déblo­quer un peu les situa­tions de ces per­sonnes qui veulent faire recon­naître jus­te­ment qu’elles n’ont pas pu vala­ble­ment consen­tir à aucun acte parce que vul­né­rables, parce que pas libres, parce que pas éclai­rées… est la preuve d’une myo­pie ou d’un sec­ta­risme bor­né.

Si besoin était, l’avis que le Conseil d’État a ren­du il y a quelques jours sur la pro­po­si­tion de loi vient éclai­rer magis­tra­le­ment l’ampleur du mal­en­ten­du (je cite) : « A cet égard, il est essen­tiel de sou­li­gner la pleine auto­no­mie de la notion de consen­te­ment en matière pénale, et plus par­ti­cu­liè­re­ment encore ici en ce qui concerne les agres­sions sexuelles. Ni l’existence d’un consen­te­ment civil – tel que celui don­né au mariage, ou à la conclu­sion d’un PACS, ou encore par la rédac­tion d’un contrat préa­lable par les­quelles les par­ties convien­draient de rela­tions et les décri­raient –, ni un accord de nature com­mer­ciale – par exemple le « consen­te­ment » à un acte de pros­ti­tu­tion en échange d’une somme d’argent – ne peuvent per­mettre de pré­su­mer l’existence d’un consen­te­ment. Tout au plus est-il loi­sible au juge de tenir compte de ces consen­te­ments pour appré­cier celui don­né au sens du code pénal. »

Pour reve­nir sur « l’argument belge » enfin, les choses ne se sont pas tout à fait pas­sées comme les oppo­santes le pré­tendent, et il est impor­tant de le rap­pe­ler rapi­de­ment. En 2019, des dépu­tés belges intro­duisent une pro­po­si­tion de loi des­ti­née à mettre en confor­mi­té le code pénal belge avec la conven­tion d’Istanbul sur de nom­breux points (dont le consen­te­ment libre et volon­taire mais pas seule­ment).

Depuis long­temps, la ques­tion de la pros­ti­tu­tion et de sa régle­men­ta­tion agite la socié­té belge, essen­tiel­le­ment du fait de sa proxi­mi­té géo­gra­phique, cultu­relle et poli­tique avec les Pays-Bas où celle-ci est recon­nue et régle­men­tée. Dans leur pro­po­si­tion de loi de 2019 (adop­tée en 2022), à aucun moment il n’est fait men­tion de la pros­ti­tu­tion. En revanche au vu des débats, on peut pen­ser que les régle­men­ta­ristes ont pu voir cette modi­fi­ca­tion comme un dan­ger pour leurs visées d’extension.

C’est en effet par le biais de deux pro­jets de loi, por­tés coup sur coup après le dépôt de la pro­po­si­tion de 2019 par le ministre du tra­vail socia­liste belge qu’il a été por­té atteinte à l’édifice (fra­gile) abo­li­tion­niste belge : la qua­si-sup­pres­sion du délit de proxé­né­tisme (son enca­dre­ment dans le code du tra­vail en 2022) puis la pro­mul­ga­tion sur le contrat de tra­vail du sexe en 2024. Ces deux lois sont venues lit­té­ra­le­ment neu­tra­li­ser une par­tie de ce que le pro­jet de modi­fi­ca­tion du code pénal avait d’émancipateur pour les femmes. On voit bien donc que le lien « de cause à effet » que cer­taines pré­tendent n’existe pas dans ce sens et que ce n’est pas « du fait de l’introduction du consen­te­ment » que la loi belge a lâché, mais bien du fait de la fin de l’interdiction stricte du proxé­né­tisme fina­le­ment.

C’est ce qui nous guette ici éga­le­ment. Et c’est donc d’autant plus impor­tant d’appuyer pour que la loi soit modi­fiée le plus pré­ci­sé­ment et le plus una­ni­me­ment pos­sible, afin jus­te­ment de défi­nir ce que doit être un « vrai » consen­te­ment en matière sexuelle, pour écar­ter autant que pos­sible les situa­tions de « oui contraint » , extor­qué par le bour­rage de crâne patriar­cal (tu aimes être domi­née, tu aimes être bai­sée par tous les trous), par la domi­na­tion mas­cu­line, par la pré­ca­ri­té éco­no­mique ou la néces­si­té admi­nis­tra­tive, toutes ces situa­tions si pro­pices à la coer­ci­tion que l’on retrouve dans tant de dos­siers de viols., pour s’éloigner donc, du mar­chan­dage sexuel — mar­chan­dage que j’entends bien être une néces­si­té pour beau­coup, une sorte de choix, du fait de leur situa­tion éco­no­mique ou admi­nis­tra­tive, que je refuse évi­dem­ment tota­le­ment de condam­ner de leur chef ou de juger,  mais que je consi­dère éga­le­ment — et sur­tout — être une arme de des­truc­tion mas­sive du patriar­cat, en enté­ri­nant à vie une forme de « droit au sexe péné­tra­tif », de « droit de jouir » fina­le­ment essen­tiel­le­ment hété­ro (puisque les gays doivent quand même tou­jours le cacher et ne pas trop s’en van­ter à moins qu’il soit embour­geoi­sé),  auquel je vois un lien de paren­té très proche avec le viol (ce qui nous concerne donc fina­le­ment toutes).

Ces faux argu­ments écar­tés (et je l’espère pour vous, éclai­rés), il devrait y avoir una­ni­mi­té au sein de celles et ceux qui veulent (ou pré­tendent vou­loir) à la fois défendre les vic­times de vio­lences sexuelles et les droits des femmes (qui vont hélas sou­vent de pair). Il devrait y avoir una­ni­mi­té, notam­ment par les temps que nous tra­ver­sons et que j’ai rap­pe­lés plus haut, pour reven­di­quer et por­ter ensemble la grande néces­si­té de cette modi­fi­ca­tion et la reven­di­ca­tion du consen­te­ment libre, éclai­ré, volon­taire, compte tenu des cir­cons­tances, et dire ce qu’il n’est pas ou ne peut pas être. 

Car tel est l’enjeu du texte (si vous n’avez pas encore lu la pro­po­si­tion je la mets en note de bas de page, lisez-la au lieu de res­ter sur des on-dits3).

Le consen­te­ment a été au centre de la révo­lu­tion de 1789 : consen­te­ment au pou­voir, consen­te­ment à l’impôt. Il n’y a pas de consen­te­ment qui ne découle de ce consen­te­ment poli­tique.  Les femmes en ont été exclues d’emblée. Les femmes sont en réa­li­té exclues de la citoyen­ne­té réelle. De nom­breux tra­vaux nous le montrent aujourd’hui. Cette pro­po­si­tion de loi est aus­si une ten­ta­tive pour le faire reve­nir au centre du débat. Car le rap­port sexuel est au cœur de notre socié­té en tant que fon­de­ment du patriar­cat comme phi­lo­so­phie poli­tique.
Oui les femmes peuvent consen­tir, oui elles doivent être recon­nues comme des êtres dotées de la capa­ci­té de consen­tir et leur consen­te­ment doit être sol­li­ci­té et pris en compte s’il rem­plit les condi­tions qui per­mettent d’en garan­tir la liber­té et donc la vali­di­té. Cette pro­po­si­tion de loi est donc aus­si une pro­po­si­tion de loi qui devrait per­mettre aux femmes d’entrer un peu plus dans la citoyen­ne­té poli­tique. Telle qu’elle est rédi­gée et telle qu’elle doit être défen­due, elle a une visée pro­fon­dé­ment anti-obs­cu­ran­tiste et devrait don­ner lieu à d’immenses ras­sem­ble­ments d’explications et de sou­tien par­tout en France. C’est la droite conti­nua­tion de ce qui a com­men­cé à se lever avec l’inscription de la liber­té d’avorter dans la Consti­tu­tion.

Le mou­ve­ment fémi­niste fran­çais est à un tour­nant.  Céder aux sirènes réac­tion­naires et sec­taires pour des rai­sons qui relèvent en réa­li­té sou­vent de conflits d’ego et de micro-pou­voirs sera notre enter­re­ment poli­tique à TOUTES, où les tenants du mas­cu­li­nisme vien­dront pis­ser sur nos tombes, à TOUTES4.

  1. Nom de la dic­ta­ture ins­tau­rée aux USA dans le roman de M. Atwood, « La ser­vante écar­late », repo­sant sur les piliers du fana­tisme reli­gieux chré­tien et du com­plexe mili­ta­ro indus­triel, illus­tra­tion maxi­male de la domi­na­tion mas­cu­line comme doc­trine d’Etat ↩︎
  2. « Hors le cas pré­vu à l’ar­ticle 222–23, consti­tue éga­le­ment un viol tout acte de péné­tra­tion sexuelle, de quelque nature qu’il soit, ou tout acte buc­co-géni­tal com­mis par un majeur sur la per­sonne d’un mineur de quinze ans ou com­mis sur l’au­teur par le mineur, lorsque la dif­fé­rence d’âge entre le majeur et le mineur est d’au moins cinq ans ». ↩︎
  3. https://​www​.assem​blee​-natio​nale​.fr/​d​y​n​/​1​7​/​t​e​x​t​e​s​/​l​1​7​b​0​8​4​2​_​p​r​o​p​o​s​i​t​i​o​n​-​loi#  ↩︎
  4. Même celles qui sur le moment pen­se­ront avoir « gagné » en blo­quant « le consen­te­ment ». ↩︎

https://​blogs​.media​part​.fr/​e​l​o​d​i​e​-​t​u​a​i​l​l​o​n​h​i​b​o​n​/​b​l​o​g​/​2​8​0​3​2​5​/​c​o​n​s​e​n​t​e​m​e​n​t​-​s​e​x​u​e​l​-​p​o​l​i​t​i​q​u​e​-​c​i​t​o​y​e​n​n​e​t​e​-​d​e​s​-​f​e​m​m​e​s​-​l​a​-​f​r​a​n​c​e​-​u​n​-​t​o​u​r​n​ant